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La Rage participe au projet Vidrio 2012

Crée en 1999 rue Pasteur,à Lyon (France), la galerie La Rage
présente principalement des artistes de la mouvance art singulier
Parallèlement à l’art officiel, fondé sur des principes académiques hérités
de la Renaissance italienne, l’art singulier, création autodidacte existe depuis
toujours en Occident. Longtemps ignorée, elle prend à présent le chemin de la
reconnaissance. Ces dessins, peintures et sculptures hors-normes enrichissent
notre définition de l’œuvre d’art.
La Rage est d’une part l’atelier du peintre sculpteur Loren d’autre part la
galerie de l’association « Dîtes 33 »
Elle s’implique dans la vie de la Guillotière son quartier, ( la fête de la
lumière, des ateliers pour les enfants …) comme au niveau international (elle est
le siège de l’association « La sauce singulière » organisatrice de la biennale
internationale d’art Hors les normes de Lyon)
Avec les pinceaux, les bons verbes et les pigments ; de ses artistes
« débutants » ou reconnus elle se bagarre pour notre petit monde à nous, dont
chacun est acteurs. Les expositions présentées à la Rage sont des moments de
fraternité ou chacun peut rencontrer les artistes autour de moments conviviaux.
L’association "Dîtes 33" gère la galerie La Rage et le Fond d’oriflammes à louer« Sortons les oriflammes »
et organise d’autres évènements.
La Rage est :
L'atelier de Loren
le siege et la galerie
de l'association
"Dîtes 33"
presentation de "Dîtes 33"

programmation 2010
"Dîtes 33 "c'est
aussi
des manifestations

"Dîtes 33"
Dîtes 33 Organise
comme la féte des lumieres, etc
"Dîtes 33 "
Sortons
les oriflammes
La Rage est :
aussi le siege de
La
Sauce Singuliere
![]()
qui organise La
BHN
Biennale Internationale
d’art Hors les normes
La rage c'est aussi
des livres et
des CD
en depos-vente
(voir la rubrique librairie)
"Dites 33" association
fondatrice de la biennale d
'art singulier burlesque
de St Etienne
de l’association
"Lyon Galeries d’Art Rhône-Alpes"
Carte Blanche
à Samy Fouché
Artiste présentée
Natasha Krenbol
du 7 au 28 janvier 2012
Sur le toit de l’enfer
Et regardons les fleurs.
Issa Kobayashi (1763-1828)
Natasha Krenbol appartient à la génération des enfants, ou plutôt des petits-enfants, de Jean Dubuffet mais aussi de poètes comme Henri Michaux. S’alimentant aux sources du blues, du jazz, et des musiques ancestrales de tous les vieux continents, elle fait partie de ces artistes dont la culture, mondiale et le sang, mêlé, semblent porter la mémoire de tous les peuples en voie de disparition : la famille des poètes, volontairement primitifs et cosmopolites, de Mother Earth, actuellement en grand danger.
Pas étonnant si son œuvre, nourrie, dans ce qui s’est longtemps appelé le Tiers-Monde, du contact avec les terres de la vie simple, ouvre naturellement des frontières qui, à ses yeux, devraient être effacées depuis longtemps. Chemin faisant, une autre vie du mental lui est devenue familière. “Hasards objectifs ”, signes, rencontres, sont pour elle la trame d’un quotidien devenu mystique, dans une époque où c’est la vie elle-même qui est surréaliste et où tout, pour les peintres, comme pour les poètes, peut être support de voyance.
Concert de petits personnages, semblant tracés d’un doigt enfantin sur la buée d’une vitre ou d’un coup d’éponge sur un tableau noir encore tout laiteux d’avoir été fraîchement effacé, l’art de Krenbol n’a pas de dimension et il se projette aussi bien dans l’infiniment petit (le timbre-poste) que dans l’infiniment grand (les longues bannières enroulées sur une baguette de bambou, comme les kakeshiku japonais).
La peinture est, pour elle, un engagement total, une façon de vivre, de respirer, comme la musique, qui partout l’accompagne et constitue le fil conducteur de son œuvre. Ce sont justement d’autres airs, d’autres mélanges qu’elle nous propose à voir, dans ses toiles si vivantes où tout danse et tout bouge, toute une culture qu’elle porte partout avec elle, comme le conteur itinérant sa mythologie personnelle. […]
L'art "nègre", au début du siècle, exerçait sur les artistes une influence surtout formelle, et d'une certaine manière relativement extérieure. Il n'y a aucune trace d'exotisme dans l'Afrique de Krenbol, une Afrique purement intérieure, rappel du temps où, si les paléontologues disent vrai, tous les hommes étaient noirs et où, simple espèce parmi les espèces, ils nouaient encore avec toutes les dimensions du cosmos des liens magiques, dont l'humanité moderne essaye en vain de retrouver le secret.
Animaux, plantes, humains, créatures imaginaires, tous les êtres se valent dans l'univers de Krenbol, où le petit et le grand ont la même importance aux yeux du Créateur. Et on y sent une tendresse particulière pour les mille petits détails, essentiels, qui font tout le charme et le miracle de l'existence. C'est un univers d'un animisme naturel, où la vie suit son cours, à son rythme, têtu et obstiné, comme l'âne, compagnon privilégié du Totopiok.
Là, réside le secret de ce qui donne à ces oeuvres tant de vie : dans la surimpression d'au moins deux mondes, deux préoccupations, à la fois opposées et complices, comme dans l'existence. Ici la poésie retrouve l'espace de se donner libre cours, et l'on sent la fraîcheur d'une libre et talentueuse improvisation : celle qui, comme en musique, sait associer le feeling, le don, et ce sens très particulier de l'équilibre que développent les grands vivants, à force de parer les coups à droite et à gauche.
Laurent Danchin
Ecrivain, critique d’art
mycelium-fr.com
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