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  • Galerie La Rage
  • Galerie La Rage 
 Crée en 1999 rue Pasteur,à Lyon (France), la galerie La Rage 
 présente principalement des artistes de la mouvance art singulier
  • Galerie La Rage Crée en 1999 rue Pasteur,à Lyon (France), la galerie La Rage présente principalement des artistes de la mouvance art singulier

La Rage presentation

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Crée en 1999 rue Pasteur,à Lyon (France), la galerie La Rage 
présente principalement des artistes de la mouvance art singulier

Parallèlement à l’art officiel, fondé sur des principes académiques hérités

de la Renaissance italienne, l’art singulier, création autodidacte existe depuis

toujours en Occident. Longtemps ignorée, elle prend à présent le chemin de la

reconnaissance. Ces dessins, peintures et sculptures hors-normes enrichissent

notre définition de l’œuvre d’art.

La Rage est d’une part l’atelier du peintre sculpteur Loren d’autre part la

galerie de l’association « Dîtes 33 »
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Elle s’implique dans la vie de la Guillotière son quartier, ( la fête de la

lumière, des ateliers pour les enfants …) comme au niveau international (elle est

le siège de l’association « La sauce singulière » organisatrice de la biennale

internationale d’art Hors les normes de Lyon) 

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Avec les pinceaux, les bons verbes et les pigments ; de ses artistes

« débutants » ou reconnus elle se bagarre pour notre petit monde à nous, dont

chacun est acteurs. Les expositions présentées à la Rage sont des moments de

fraternité ou chacun peut rencontrer les artistes autour de moments conviviaux.

 

L’association "Dîtes 33" gère la galerie La Rage  et le Fond d’oriflammes à louer« Sortons les oriflammes »  logo-oriflammes.jpg

et organise d’autres évènements. 

 

 

Recherche

La rage c'est:

La Rage est :

L'atelier de Loren

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le siege et  la galerie 
de l'association
"Dîtes 33"

logo_dites_33.jpg

presentation de  "Dîtes 33"
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programmation 2010

"Dîtes 33 "c'est aussi
 des manifestations 
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"Dîtes 33"

organise des projets d'art postal - d'oeuvre rencontre

grand pavois piscine redimensionner


Dîtes 33 Organise

Des Projets Participatifs

comme la féte des lumieres, etc

visuel 2 redimensionner


"Dîtes 33 "

gère
 le  Fond d’oriflammes à louer

Sortons
les oriflammes
logo sortons les oriflammes copie redimensionner

La Rage est :
aussi le siege de 
 La Sauce Singuliere 
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qui organise La 

BHN 
Biennale Internationale 
d’art Hors les normes
 


La rage c'est aussi 

des livres et

 des CD   

en depos-vente 

(voir la rubrique librairie)
 

 

 

 

"Dites 33" association

 fondatrice de la biennale d

'art singulier burlesque

de St Etienne

    
  
 
  Membre fondateur

de l’association

"Lyon Galeries d’Art Rhône-Alpes"

logo-rag-jul09-htedef_redimensionner.jpg 

Articles Récents

21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 14:29

 

Carte Blanche

à Samy Fouché

Artiste présentée

Natasha Krenbol

du 7 au 28 janvier 2012

 I'll be seeing you 18x25cm redimensionner

 

Vernissage

Vendredi 06 janvier 2012

 à partir de 18h30 

(ouverture le mardi, jeudi, vendredi, samedi de 15h à 19 h et sur RDV)

 


En ce monde nous marchons

 

                            Sur le toit de l’enfer

                            Et regardons les fleurs.

                                                             Issa Kobayashi (1763-1828)

 

 

Natasha Krenbol appartient à la génération des enfants, ou plutôt des petits-enfants, de Jean Dubuffet mais aussi de poètes comme Henri Michaux. S’alimentant aux sources du blues, du jazz, et des musiques ancestrales de tous les vieux continents, elle fait partie de ces artistes dont la culture, mondiale et le sang, mêlé, semblent porter la mémoire de tous les peuples en voie de disparition : la famille des poètes, volontairement primitifs et cosmopolites, de Mother Earth, actuellement en grand danger.

 

Pas étonnant si son œuvre, nourrie, dans ce qui s’est longtemps appelé le Tiers-Monde, du contact avec les terres de la vie simple, ouvre naturellement des frontières qui, à ses yeux, devraient être effacées depuis longtemps. Chemin faisant, une autre vie du mental lui est devenue familière. “Hasards objectifs ”, signes, rencontres, sont pour elle la trame d’un quotidien devenu mystique, dans une époque où c’est la vie elle-même qui est surréaliste et où tout, pour les peintres, comme pour les poètes, peut être support de voyance.

 

Concert de petits personnages, semblant tracés d’un doigt enfantin sur la buée d’une vitre ou d’un coup d’éponge sur un tableau noir encore tout laiteux d’avoir été fraîchement effacé, l’art de Krenbol n’a pas de dimension et il se projette aussi bien dans l’infiniment petit (le timbre-poste) que dans l’infiniment grand (les longues bannières enroulées sur une baguette de bambou, comme les kakeshiku japonais).

 

La peinture est, pour elle, un engagement total, une façon de vivre, de respirer, comme la musique, qui partout l’accompagne et constitue le fil conducteur de son œuvre. Ce sont justement d’autres airs, d’autres mélanges qu’elle nous propose à voir, dans ses toiles si vivantes où tout danse et tout bouge, toute une culture qu’elle porte partout avec elle, comme le conteur itinérant sa mythologie personnelle. […]

 

L'art "nègre", au début du siècle, exerçait sur les artistes une influence surtout formelle, et d'une certaine manière relativement extérieure. Il n'y a aucune trace d'exotisme dans l'Afrique de Krenbol, une Afrique purement intérieure, rappel du temps où, si les paléontologues disent vrai, tous les hommes étaient noirs et où, simple espèce parmi les espèces, ils nouaient encore avec toutes les dimensions du cosmos des liens magiques, dont l'humanité moderne essaye en vain de retrouver le secret.

 

Animaux, plantes, humains, créatures imaginaires, tous les êtres se valent dans l'univers de Krenbol, où le petit et le grand ont la même importance aux yeux du Créateur. Et on y sent une tendresse particulière pour les mille petits détails, essentiels, qui font tout le charme et le miracle de l'existence. C'est un univers d'un animisme naturel, où la vie suit son cours, à son rythme, têtu et obstiné, comme l'âne, compagnon privilégié du Totopiok.

 

Là, réside le secret de ce qui donne à ces oeuvres tant de vie : dans la surimpression d'au moins deux mondes, deux préoccupations, à la fois opposées et complices, comme dans l'existence. Ici la poésie retrouve l'espace de se donner libre cours, et l'on sent la fraîcheur d'une libre et talentueuse improvisation : celle qui, comme en musique, sait associer le feeling, le don, et ce sens très particulier de l'équilibre que développent les grands vivants, à force de parer les coups à droite et à gauche.

 

 

Laurent Danchin

Ecrivain, critique d’art

mycelium-fr.com

 

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Published by Galerie La Rage - dans Expo à la Rage
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commentaires

royo 30/12/2011 18:10


Magnifique oeuvre...et trés bonne critique