Les accumulations féeriques de Majella Bellanger se sont constituées au fil du temps et au son de sa harpe, source d’inspiration essentielle.
Musicienne avant tout, elle est aussi plasticienne - « glaneuse », au sens où l’entendait Agnès Varda dans son beau film « Les glaneurs et la glaneuse ».
Elle recueille inlassablement les rebuts de notre quotidien jusqu’aux plus infimes fragments de bois, de plastique, de verre ou autres matériaux ; utilisés tels quel ou associés entre eux, ils lui évoquent toujours l’instrument mythique.
Lorsqu’elle s’empare d’un pinceau ou d’un crayon le sujet de prédilection apparaît encore.
Le monde de Majella est fait de correspondances infinies, de « variations sur le même thème » qui emplissent son esprit et son espace.
Elle emploie le mot : « analogies ».
Un autre mot vient aux lèvres : ferveur….quelque chose qui s’offre.
Danielle Dénouette
Majella Bellanger, harpiste et peintre, et miniaturiste